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Trois semaines après les pillages du 17 octobre, les stigmates sont toujours visibles dans plusieurs débits de tabac parisiens. Derrière les vitrines brisées et les travaux en cours, il y a surtout des femmes et des hommes encore profondément marqués par ce qu'ils ont vécu.

Aux côtés de Grégoire VIEVILLE, président de la Fédération des buralistes de Paris Île-de-France et buraliste à Champigny-sur-Marne, la Mudetaf s'est rendue à la rencontre de plusieurs buralistes parisiens victimes des pillages afin d'écouter, d'échanger et de mesurer les conséquences de ces événements sur leur quotidien. Ainsi, Isabel YBERT, responsable du service indemnisation, Philippe COY, président, Alain LANNOU, directeur général et Christian CARLES, récemment nommé secrétaire général, étaient sur les lieux.
À la Bourse, au Derby et au Saint-Denis, le constat est le même : malgré les semaines écoulées, certains établissements n'ont toujours pas pu reprendre leur activité.
Comme l'a souligné Grégoire VIEVILLE, au-delà des pertes matérielles, ce sont les conséquences humaines qui interpellent :
Trois semaines après, tous n'ont pas encore pu rouvrir et les travaux sont loin d'être terminés. Le moral des buralistes et de leurs équipes reste touché. (...) Ils étaient tous dans leur tabac au moment du saccage. Ils n'ont pas seulement vu leur commerce détruit, ils ont vu leur vie mise en danger.
Ces mots rappellent une réalité souvent oubliée : derrière chaque commerce se trouvent des professionnels qui investissent leur énergie, leur temps et parfois toute une vie pour faire vivre leur établissement.
Les buralistes sont bien plus que des commerçants. Ils assurent chaque jour une mission de proximité essentielle, créent du lien social et participent à la vitalité de nos centres-villes et de nos quartiers. Lorsque l'un d'entre eux est frappé, c'est tout un écosystème local qui est fragilisé.

Lors de cette visite, Philippe COY, Président de la Mudetaf, ancien président de la Confédération des buralistes et buraliste engagé depuis plus de 26 ans, a rappelé les attentes légitimes de toute une profession :
Nous voulons tout simplement travailler en sécurité, accueillir nos clients pour payer nos charges et salariés. (..) Nous ne pouvons plus accepter ces situations qui paralysent nos centres-villes et font fuir les consommateurs.
Ces préoccupations sont celles de milliers de commerçants de proximité partout en France.

Depuis toujours, la Mudetaf fonde son action sur la proximité, l'écoute et la solidarité. C'est pourquoi, face à ces événements, il était essentiel d'être aux côtés des buralistes touchés, non seulement pour les accompagner dans la gestion de leurs sinistres, mais aussi pour entendre leurs difficultés et mesurer les défis auxquels ils restent confrontés plusieurs semaines après les faits.
La reconnaissance exprimée par Grégoire VIEVILLE nous touche particulièrement :
Merci à la Mudetaf pour cette initiative et pour son écoute auprès des buralistes.
Cette gratitude renforce notre conviction : dans les moments difficiles, l'accompagnement humain est aussi important que la prise en charge assurantielle.
Depuis plusieurs années, les mouvements sociaux, les violences urbaines ou les événements climatiques mettent régulièrement à l'épreuve les commerces de proximité.
Comme le rappelle Grégoire VIEVILLE :
Depuis 2018, à chaque mouvement social, des tabacs sont pris pour cible. Toute la profession et les pouvoirs publics doivent maintenant réfléchir ensemble à la suite à donner.
Face à ces enjeux, la Mudetaf continuera à assumer pleinement sa mission : protéger, accompagner et soutenir les buralistes lorsqu'ils en ont le plus besoin. Au-delà des contrats et des garanties, ce sont des femmes et des hommes que nous défendons.
Lorsqu'un buraliste est touché, c'est toute une profession qui se mobilise.
